1. L’authenticité face à l’IA
57 % des internautes ont déjà croisé du contenu généré par l’IA sur les réseaux sociaux. Cette omniprésence crée une lassitude et redonne du sens au terme « authenticité » : du vrai, en opposition à l’artificiel.
Résultat : le retour de formats plus bruts comme des vidéos spontanées, des anecdotes racontées à chaud, ou des screenshots pour partager une nouvelle.
L’enjeu pour les entreprises : simplifier le ton utilisé et apporter plus d’authenticité, sans fausse spontanéité.
2. Leader et employee advocacy gagnent du terrain
Avec la baisse de visibilité des pages entreprises sur LinkedIn, les prises de parole individuelles s’imposent. Elles peuvent même obtenir jusqu’à 5 fois plus d’engagement que les pages entreprises.
Cela passe par exemple par :
- Partage des coulisses : développement de produits ou services, immersion dans le quotidien.
- Analyse du marché et des tendances.
- Retours de clients et témoignages.
3. Le retour du hors ligne
Fatigue digitale, besoin de déconnexion, détox numérique : toutes ces tendances s’accentuent. 26 % des actifs français se disent affectés par la fatigue informationnelle.
Les marques l’ont bien compris : Bic, avec sa campagne ci-dessous, ou Orange qui diffuse en ce moment une pub parlant de déconnexion.

La tendance est aussi visible en B2B :
- Communautés et club utilisateurs avec des événements physiques, comme le CompClub de Figures.
- Evénements professionnels nouvelle génération, comme les déjeuners Koz .
- Campagnes physiques ciblées, par exemple Batch qui a envoyé des galettes des rois à ses partenaires clients.
- Rencontres avec les clients, comme le tour de France de Cheops Technology ou l’Experience Centre de LinkedIn à Londres.
L’opportunité côté contenus : relier ces moments offline à la présence digitale et prolonger l’expérience.
4. Le storytelling au cœur de la stratégie
Selon le New York Times, les offres d’emploi pour des storytellers ont doublé aux États-Unis, pour communiquer sur des sujets complexes.
La stratégie de contenu s’étend ainsi à des sujets centraux, avec un enjeu clair : sortir des discours corporate et les faire vivre concrètement toute l’année.
Le contenu aide notamment sur :
- Marque employeur : montrer la réalité de l’entreprise, au-delà des discours génériques.
- RSE : communiquer sur les actions concrètes.
- Produit : expliquer des offres complexes, faire témoigner les clients.
Je le vois aussi dans les demandes de mes clients, avec qui je travaille sur ces sujets.
L’écart va continuer à se creuser entre contenu générique et contenu incarné. Le storytelling permet de communiquer sous différents angles et formats, avec une touche personnalisée.
5. Les nouveaux récits prennent forme
Les nouveaux récits consistent à raconter autrement, en intégrant l’écologie, l’inclusion, la responsabilité sociale… Et chaque entreprise peut le faire à son échelle !
L’enjeu : éviter le greenwashing et montrer comment on contribue concrètement aux nouveaux enjeux.
Cela passe par des éléments comme :
- Modes de consommation et comportements mis en avant
- Visuels utilisés et représentation
- Usages montrés des produits et services
- Ton adopté dans les prises de parole
Cela demande souvent de sortir des codes classiques de la communication pour mettre en avant de nouvelles valeurs et attitudes.

